Une question : Voir ! Voir qui ? Voir quoi ? Je ne comprends pas…

Une question ?

Une question : Voir ! Voir qui ? Voir quoi ? Je ne comprends pas…

Une question : Voir ! Voir qui ? Voir quoi ? Je ne comprends pas… 940 360 Christophe LE BEC

J’ai proposé à ceux qui le souhaitent, de me poser leurs questions par mail, Facebook ou sur la page contact de mon site www.reflex-vital.com.

Dans la mesure où elle me parle et si ma réponse me semble avoir un intérêt à mes yeux, je la publie. Encore une fois, cette réponse n’est pas LA vérité, je n’ai pas cette prétention, loin de là, mais un simple éclairage, un angle de vue. Je parle toujours de ce que je connais.

Le contexte : L.K. me parle de temps en temps en commentaires sur Facebook ou en message privé sur MSN. Une question a émergé un peu par hasard. Mais il n’y a jamais de hasard…

Le sujet de cet article : Voir…

La question de L.K. (en deux parties…) : « J’ai coupé les liens avec le peu de famille que j’avais car je ne supportais plus de vivre dans le mensonge et le paraître….Cela prend du temps à déconstruire toute une éducation basée sur le mensonge, la ruse, et à en prendre conscience. C’est la lecture de l’œuvre d’Alice Miller qui m’a éclairée, les traumatismes ressortent quand on en prend conscience, sinon on vit dans le déni. C’est une belle découverte qui enrichit mais très difficile à vivre quand elle n’est pas partagée… »

Ma réponse : « je trouve que tu as raison. Voir me paraît important. Ensuite, reste à laisser partir l’idée d’avoir raison, ne plus tenir à l’histoire. »

Cette réponse a intrigué L. K. qui a souhaité en savoir plus : « Voir ? Qui ? quoi ? je ne comprends pas ce que tu veux dire.

Tout à fait d’accord avec le lâcher prise. Regarder en avant et plus en arrière. La vie est derrière nous, nous avons fait comme nous avons pu avec nos outils de l’époque… »

L. K. accompagne son message d’un post FB qui l’a aidé à mettre ses idées en place et dont elle souhaite relire le texte tous les jours (Lire le texte de Brianna Wiest « Let Go Of The People Who Aren’t Ready To Love You »). J’ai trouvé ce texte trop chargé de « il faut » et de « on doit… » pour moi.

Ma réponse :

J’ai ressenti dans ce court échange de messages sur MSN une forme d’attente et d’exigence teintée peut-être d’une certaine tristesse, colère ou ressentiment vis à vis de celles et ceux avec lesquels tu as grandi. Il y a des coupables, une victime, des vérités et une justice à faire reconnaître, des ponts à couper pour ensuite pouvoir se diriger droit devant sans plus se retourner. Hors je trouve cette option assez violente en réalité. Il me semble que cela vient figer un récit, scinder la vie en deux tranches distinctes, « avant » et « demain ». Et j’ai la sensation que cette perception coupe celui ou celle qui la ressent de lui-même, c’est-à-dire « d’Ici et maintenant », là où la vie se vit, même si cet instant semble parfois insupportable à vivre.

La vie me paraît toujours parfaite. Non pas que je la définisse en bien ou en mal, mais elle me semble parfaite du point de vue de la dynamique organique du vivant : la vie n’a rien d’un concept, il s’agit plutôt d’un mouvement, un flow que l’on peut suivre en s’y abandonnant, ou bien contre lequel on peut se dresser pour tenter d’imposer sa volonté personnelle. Pour résumer, ne pas vouloir ce qui est, vouloir que les autres changent, que la vie soit différente, revient de mon point de vue à lutter contre la dynamique même de la vie. Cela ne signifie pas pour autant qu’il faille tout accepter des autres, je ne dis pas du tout cela. Couper les ponts peut s’avérer nécessaire. Je veux dire simplement que nous avons le pouvoir de faire quelque chose de ce que la vie nous propose si on accepte de se jeter dans la vie avec amour, maintenant, telle qu’elle se propose à nous, sans rien chercher à changer. Traverser les événements avec amour signifie en étant créateur de vie, en étant pour et non contre.

Je te propose donc de considérer un instant cette dynamique et de t’y abandonner en pensées.

Que se passe-t-il si tu acceptes totalement que ces relations ont la couleur et l’intensité qu’elles ont eu, et que voilà, il en va ainsi ? Que se passe-t-il si, l’espace d’un moment, tu ne cherches pas à juger les uns et les autres ou les événements pour demeurer en silence avec ce que cela vient réveiller en toi ? Voilà ce que j’appelle « voir ». Comprendre peut s’avérer intéressant, mais je n’ai même pas la sensation que ce soit absolument nécessaire. Les douleurs, les colères, la tristesse qui remontent des profondeurs t’appartiennent. Et ces émotions qu’elles déclenchent en toi, tu peux choisir de les accueillir, de te laisser habiter par elles ou les fuir et les refouler pour ne plus les ressentir. Tu peux les éviter ou les embrasser car elles t’appartiennent. Tu as le choix entre nier et refuser ce qui se vit en toi ou être totalement responsable de ce que tu es, ici et maintenant, sans jugement.

Il n’y a rien à changer, tout simplement parce que cela ne se peut pas. La vie se vit. Point. Alors laisse agir l’émotion qui vient, qu’il s’agisse de colère, de tristesse, de joie ou de peur. S’accrocher à des reproches et au désir que les autres partagent ton point de vue revient à dire que ce que tu vis aujourd’hui (tes sentiments, tes peurs, tes limites) ne devrait pas être et que ces sentiments sont le fait de X ou de Y. Cela n’a pas de sens si on y réfléchit vraiment. Personne n’est responsable de nos sentiments, de notre bonheur ou de notre malheur. Personne d’autre que soi-même n’a ce pouvoir. Heureusement !

Je finirai par une citation :

« Les conflits vécus avec autrui éclatent pour nous aider à prendre conscience de nos propres conflits intérieurs. »

Lise Bourbeau

Comment comprendre cette citation que je trouve très éclairante ? Selon moi, il ne s’agit pas de croire qu’il y a un grand dessein derrière ce qui nous arrive. Je le lis tout autrement. Nous avons toujours une responsabilité dans ce qui nous arrive, dans le sens où comment nous réagissons nous appartient pleinement. Lorsqu’un conflit éclate, nos peurs et nos blessures vont remonter à la surface et éclairer ce conflit d’une manière ou d’une autre, vont le nourrir parfois. Là encore, il y a à voir ce qui se joue en nous. En cela, chaque conflit comporte une leçon et une révélation salutaire.

Pour toute demande de séance, n’hésitez pas à m’adresser un mail ou contactez-moi sur Facebook.

Christophe LE BEC, Accompagnement individuel – (en cabinet ou par SKYPE)

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