Tu es responsable de mes sentiments !

Tu es responsable de mes sentiments !

Tu es responsable de mes sentiments ! 960 360 Christophe LE BEC

« A cause de toi, maman est triste ! »

Quel enfant n’a pas entendu cette sentence définitive au moins une fois durant son enfance ? Quel adulte ne l’a pas entendu de la part de son(sa) conjoint(e) ou de ses enfants, un collègue de travail ou son patron ? Nous passons notre temps à rendre les autres responsables de ce que l’on ressent. A cause de toi, je suis triste… C’est de ta faute si je suis en colère, si je me sens rejeté, abandonné, trahi, humilié, injustement traité, etc. C’est à cause de toi !

C’est ton attitude qui fait que…

Non, ce n’est jamais l’attitude des autres qui est responsable de nos sentiments ! Mon ressenti m’appartient, le vôtre vous appartient. Il naît de l’interprétation que nous faisons des événements que nous vivons ou des paroles qui nous sont adressées. L’attitude des autres vient en réalité réveiller une blessure qui nous appartient, qui est déjà là, tapis au fond de nous et que nous refoulons. Tant que nous n’accueillons pas cette blessure, tant que nous nous ne reconnaissons pas qu’elle nous appartient, nous continuerons à la voir partout. Nous pouvons donc remercier « les autres » de nous permettre de voir cette blessure en nous, et de nous donner l’opportunité de libérer de la charge émotionnelle qu’elle renferme en laissant la tristesse, la colère sortir et s’exprimer ici et maintenant. Totalement, sans jugement, sans rien retenir.

Exemple

Je peux ressentir de l’abandon quand un ami décline mon invitation à dîner parce qu’il est fatigué par exemple ou simplement qu’il n’a pas envie de sortir ce soir. Mais suis-je réellement abandonné ? Non. la réalité c’est que mon ami a décliné mon invitation. Point. Tout ce que je pense de sa réponse m’appartient. Cela tient à mon histoire personnelle, mes conditionnements, mes croyances, etc. De la même manière lorsque je me mets en colère. Celle-ci m’appartient. L’autre n’est jamais responsable de ma réaction. « Je ME mets en colère », la formule est à comprendre littéralement. D’ailleurs, une autre personne ne réagira pas du tout comme moi face à la même situation. C’est bien la preuve que ce que je ressens m’appartient. Je vois ce que je crois, je vois mon interprétation de l’événement et non la réalité des faits tels qu’ils sont. Je peux interpréter que mon ami préfère son canapé à ma présence, je peux imaginer qu’il préfère ses autres amis à moi, je peux en déduire qu’il est égoïste, froid, etc. Ce ne sont jamais que mes pensées à moi, rien d’autre. Ce n’est en aucun cas « LA vérité ». Juste un point de vue.

J’ai raison !

Derrière cette erreur d’interprétation qui nous fait croire que notre perception est la vérité, on retrouve encore cette idée : j’ai raison, l’autre à tort, et donc je suis une victime. J’ai raison et tu es responsable de mes sentiments, c’est la même chose en réalité. C’est la nourriture première de la dualité. Il y a moi, petite chose victime et le monde, les autres.
En percevant que vos émotions sont votre création, et que les autres n’en sont pas les auteurs, on peut toucher du doigt que le monde que je vois m’appartient, que je vis dans mes propres projections et nulles part ailleurs !

Revenez à vous, dans le silence de la Présence

C’est le bon moment pour revenir à la maison, pour vous poser en vous-même, dans le silence de l’instant. Prenez le temps d’accueillir votre émotion, telle qu’elle est, sans rien rejeter, sans jeter la faute sur qui que ce soit, ni les autres ni vous-même. Laissez simplement l’émotion jouer son rôle, laissez-la se déployez en vous. Ne retenez rien. Si les larmes viennent, les cris, la colère, laissez tout cela sortir sans rien juger, sans rien rejeter ou vouloir changer.
Toutes les émotions sont des tristesses, des colères que l’on n’a pas vu, que l’on a refoulé par peur de souffrir.

Christophe LE BEC

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