Question : je veux tout, tout de suite, comment faire face à mes frustrations et mon impuissance ?

Une question ?

Question : je veux tout, tout de suite, comment faire face à mes frustrations et mon impuissance ?

Question : je veux tout, tout de suite, comment faire face à mes frustrations et mon impuissance ? 940 360 Christophe LE BEC

J’ai proposé à ceux qui le souhaitent, de me poser leur question par mail, Facebook ou sur la page contact de mon site www.reflex-vital.com. Dans la mesure où elle me parle et si elle me semble être intéressante pour beaucoup d’entre vous, j’y réponds. Encore une fois, cette réponse n’est pas LA vérité, mais un éclairage. Je parle toujours de ce que je connais. Le sujet de cet article : frustration et sentiment d’impuissance…

JP (ce ne sont pas les véritables initiales de son prénom) approche les 40 ans, et il est amoureux… Mais JP se sent frustré face à certaines situations qu’il ne peut changer.

Question : « Je ressens la FRUSTRATION de ne pas pouvoir agir sur le cours des choses, ce qui est différent de vouloir tout maîtriser ou maîtriser simplement. Disons que j’aime pouvoir au moins essayer d’avoir des moyens d’action. Je m’explique.

Quand tu veux quelque chose très intensément, tu essaies d’agir et souvent çà fonctionne ; pas tout le temps, mais quand tu mets de l’énergie à quelque chose, souvent ça aboutit… Là, je suis frustré à mort par le fait que j’aimerais voir ma copine, même une heure ou deux tous les deux jours ça m’irait. J’ai pas envie d’être collé à elle mais juste la voir et je n’ai aucun moyen d’action, je me sens impuissant. Je ne peux rien à faire, juste attendre les 8, 10 ou 15 jours qui a chaque fois nous séparent. Le téléphone et les SMS n’y font rien, je suis méga frustré.

En fait je ne supporte pas l’attente, et je ne supporte pas de ne rien pouvoir y faire. Je suis comme l’enfant que j’étais, et d’ailleurs même l’adulte qui a toujours voulu un peu « tout, tout de suite » ! Mais là, je suis IMPUISSANT… et je trouve ça super dur… ! »

Réponse : Salut JP ! Pour résumer, tu aimerais que le monde obéisse à tes envies ! Ah, les mecs sont tous pareils ! 🙂

Et bien JP, te voici confronté à la réalité. Tu peux remarquer que la souffrance n’a qu’une seule origine : la résistance à ce qui est. Tant que tu n’accepteras pas la situation telle qu’elle est, c’est à dire que tu n’es pas en capacité de rapprocher deux départements éloignés, tu seras malheureux, frustrés, impuissant. Tu seras malheureux, mais pour autant cela ne changera en rien la situation. Cette résistance ne fait que nourrir la frustration.

Trois choix s’offrent à toi : la lutte, l’acceptation ou le renoncement. Lutter, c’est ce que tu fais en refusant la situation comme tu le fais. Accepter, c’est accueillir l’absence et vivre l’attente sans résister. Qui sait si cet éloignement n’a pas quelque chose à t’apporter. Il y a d’ailleurs ici un lien évident avec la question précédente : Comment faire pour gérer le vide, l’absence ? Peut-être qu’il y a quelque chose à apprendre ou à reconnaître pour vous deux, A et JP, dans le vide et l’absence… Il me semble que l’un et l’autre avez peut-être la croyance que vous avez besoin que quelqu’un vous remplisse, qu’il remplisse un vide intérieur qui vous fait peur ! C’est juste une croyance à laquelle vous adhérez, à laquelle vous dites un grand oui.
Troisième choix : renoncer, décider de quitter la relation qui génère de la souffrance pour une autre qui sera plus facile, plus accessible ! A toi de voir ce qui résonne le plus juste en toi.

À un niveau plus profond, tu peux aussi t’interroger sur ton réel pouvoir d’action. Es-tu certain que c’est toi décide de ta vie ? Pour te donner un exemple, j’écris avec facilité depuis toujours. Je n’ai aucun diplôme, je n’ai même pas le bac et j’ai commencé ma vie comme graphiste. Rien dans mon cursus ne laissait présager que j’irais vers l’écriture et à vingt ans je n’y avais même jamais pensé. Pourtant, de graphiste, je suis finalement devenu rédacteur dans la pub parce que j’écrivais mieux que la rédactrice avec laquelle je travaillais ! On m’a incité à changer de métier si je voulais continuer à bosser dans la pub ! J’ai ensuite été scénariste parce qu’un ami m’a demandé de l’aider à écrire un scénario, puis je suis devenu journaliste parce que je voulais vivre à Quimper et qu’une amie connaissait quelqu’un dans un journal local. Aujourd’hui j’écris sur ce site, et l’écriture demeure au centre de mon existence. Si je laisse la question « Ai-je vraiment décidé d’écrire pour gagner ma vie ? » infuser en moi, dans le silence des profondeurs, une réponse émerge rapidement. Non. Non, je n’ai pas décidé, j’ai même beaucoup résisté, ne me sentant pas légitime pour écrire. Lorsque je suis devenu thérapeute, j’ai hésité entre psychothérapeute et réflexologue, et j’ai décidé (cru décider) de choisir la réflexologie. Cela me semblait beaucoup plus accessible. Aujourd’hui la réflexologie n’est plus le centre de mes activités. Et c’est encore par l’écriture que je suis arrivé à quelque chose qui s’apparente au coaching (je n’aime pas ce mot qui ne colle pas à ce que je ressens). Quoi que je fasse, tout me ramène à l’écriture. Ni des études médiocres, ni une piètre opinion de moi-même, ni mes choix professionnels n’ont pu empêcher cette inclinaison naturelle. Mais si je laisse l’ego s’enflammer, je peux vite penser que « Je » a tout décidé. Pourtant je peux t’assurer que tel n’est pas le cas. Je t’invite à lire les articles suivants sur le sujet : « Moi je… » ou le début des emmerdements, L’un dans l’autre, L’identité, Être authentique avant tout, Le prisonnier, The Mask…, etc.

Dernière chose. L’amour est un révélateur incroyablement puissant. Aimer est une ouverture à l’autre qui peut renverser des montagnes, redessiner les contours d’une vie. Tous les feux sont au vert. On est joyeux, enthousiaste, plein d’amour. Lorsqu’on tombe amoureux, le sentiment de faire Un avec l’être aimé est une chance unique de se découvrir tel que l’on est, de se réinventer, de regarder honnêtement toutes les émotions refoulées, les peurs passées qui vont immanquablement remonter à la surface. Il te faut donc être attentif à ce qui se vit en toi, et ne pas faire, comme beaucoup de gens, l’autruche. Dès qu’une émotion apparaît (le sentiment d’impuissance par exemple), va voir ce qu’elle a à te dire, parles-en avec celle que tu aimes, livre-toi sans peur, sans rien cacher de ce que tu ressens. Elle pourra t’aider à y voir clair en toi, comme toi en elle. Assieds-toi en toi-même, et laisses l’émotion monter, vis-la sans te laisser happer par l’histoire, le passé. Ne cherche pas un sens à donner ou une explication à ce qui se passe. Laisse l’émotion (la peur, la colère, la tristesse ou pourquoi pas la joie) sortir et jouer son rôle. Ne cherche pas à maîtriser tes émotions, ou à apparaître sous un jour présentable. Sois honnête, toujours. Dis la vérité de ce que tu ressens sans rien garder pour toi, cela ne serait qu’un refoulement de plus.

JP, j’espère que ce texte te sera utile. Prends le temps de lire et relire ce texte à tête reposée. Prends le temps de lire les articles présentés plus haut, et d’autres sur le site. Ne va pas trop vite. Oublie l’idée de trouver la réponse qui résoudra tout ! Cela n’existe pas. Ce n’est pas bon pour toi qui est impatient. Constate, observe, ressens pleinement ce qui se passe, Prends le temps pour cela. En voulant répondre à la frustration tout de suite, tu te coupes de toi-même. Je répète cette phrase car elle me semble très juste : En voulant répondre à la frustration tout de suite, tu te coupes de toi-même… Tu es ton meilleur enseignant, donc apprends à t’écouter.

Si vous aussi, vous avez envie de me poser une question et si vous pensez que mon éclairage peut vous être utile, n’hésitez pas à m’adressez-moi un mail ou contactez-moi sur Facebook.

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