La voie du corps est la voix du corps

La voie du corps est la voix du corps

La voie du corps est la voix du corps 940 360 Christophe LE BEC

Le corps est un guide, le meilleur guide qui soit. C’est en tout cas mon expérience. Mon rapport au corps a toujours été compliqué. J’étais un enfant très complexé par ma maigreur. Difficile de faire 50 kilos à 17 ans alors qu’on aimerait afficher une belle virilité pour aller à a conquête du monde… et des filles ! Ajouter à cela un cerveau en perpétuelle ébullition qui m’enfermait dans le monde des pensées, des jugements. Les jugements envers moi et envers les autres étaient durs, cinglants même. Il n’y avait en moi guère de place pour la douceur ou la paix. Le contact physique me brûlait ou m’électrisait littéralement. J’étais seul, perdu, tendu comme un arc, arc-bouté sur mes défenses par peur d’être blessé.

Petit corps malade

Je remercie la maladie. À l’approche de la quarantaine, une maladie rare a fait voler en éclats la prison que j’avais façonné pour me protéger. Voilà que mes défenses immunitaires attaquaient mon corps comme s’il s’agissait d’un agent pathogène étranger. La mort frappait à la porte, et bizarrement, malgré la tristesse de perdre les miens, j’étais finalement beaucoup plus serein que je ne l’aurais pensé sur mon lit d’hôpital. Pour la première fois de ma vie, je goûtais chaque instant comme s’il était le dernier, et je me sentais étrangement beaucoup plus vivant que lorsque j’étais en bonne santé. J’étais simplement okay avec ce que je vivais.

Sans la maladie, je ne me serais jamais intéressé aux médecines douces, je ne me serais pas formé à la réflexologie pendant deux ans. J’ai fait le choix de cette technique parce qu’elle était totalement écologique, sans danger, et que cela passait par le corps. J’avais saisi de façon totalement instinctive que le corps était une clé pour moi, moi qui était jusque là tant coupé du corps, des émotions, et au final des autres. Lorsque j’y repense, je suis toujours bluffé par ce choix qui s’est fait sans réflexion mentale, mais juste en suivant l’intelligence du cœur. Je savais que c’était important, qu’il fallait que j’aille vers cela. Le nom de ce site qui est aussi celui de mon cabinet ne doit rien au hasard.

Réflexe vital

Une séance de réflexologie est bien plus qu’un soin, c’est aussi tout un tas de sensations physiques ressenties par le patient pendant la séance : points douloureux, sensation de chaleur, de froid, picotements, mal de tête, état sophronique. C’est aussi bien souvent l’occasion d’un véritable lâcher prise impossible à obtenir par la volonté. Je ne le savais pas en débutant ma formation, mais pourtant je le savais intuitivement. Le lâcher prise, la dimension énergétique de cette approche thérapeutique sont la pierre angulaire de tous les changements de perceptions en moi, même si je ne les ai conscientisé que dix ans plus tard. Et c’est toujours le corps qui aura été à la base de tout. J’y reviens toujours. Les peurs, les émotions se traduisent toujours par des sensations physiques. Et c’est elles que je suis, elles sur lesquelles je m’appuie. Le corps est mon guide autant que mon véhicule sur cette terre.

Le corps ne ment jamais

Le corps ne ment jamais parce que le corps ne connaît que l’instant présent. Le corps ne connaît ni avenir ni passé. Il vit, il s’adapte en permanence à la réalité de l’instant à travers des ajustements biochimiques. Il régule la chaleur, la soif, bloque la digestion ou déclenche des phases de récupération en fonction des besoins de l’instant, il réagit quand un virus l’attaque. Voilà la raison pour laquelle il faut être à l’écoute de ses sensations physiques. Elles sont toujours l’indicateur très fiable de ce qui se passe en vous. C’est encore la raison pour laquelle il faut penser avec le cœur, le ventre, mais pas avec la tête. Les pensées sont toujours mentales. Ce qui est juste pour vous dégage une chaleur, une légèreté qui se ressent physiquement au niveau du cœur. Cela n’a rien de commun avec les injonctions du mental à base de « il faut », « je dois » qui vous laissent toujours une aigreur, une contraction au niveau du cœur.

Le corps nous montre la voie de l’instant présent. Nous sommes nous-même uniquement lorsque nous agissons dans le temps présent. Lorsque je remets à plus tard mon ménage, lorsque je ne regarde pas mes comptes ou ne remplie pas mes papiers administratifs, je ne suis plus en accord avec le mouvement naturel de la vie en moi. Je dis « je ne veux pas voir cela », « je ne veux pas m’occuper de ce problème ». C’est une manière de nier la réalité ou de la refuser. Cela revient à mettre une pierre dans le lit du torrent qui crée un barrage, une tension qui modifie le flux de la vie, je vais contre le cours de l’eau, contre le cours des choses. Je ne suis pas ici et maintenant, je refuse la réalité du moment. Faire les choses quand elles se présentent évite de se raconter des histoires, de faire grossir des peurs que l’on va refouler. Ce refoulement sera à l’origine de troubles physiques, car le corps n’oublie rien.

Alors vous aussi, ayez le réflexe vital d’écouter la voix du corps…

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