La douceur de l’instant

La douceur de l’instant

La douceur de l’instant 940 360 Christophe LE BEC

Je devine parfois derrière les mots de l’éveil, beaucoup de dureté envers soi. Le désir de se sentir libéré de la souffrance peut pousser certains à s’accrocher aux mots et aux idées, à créer de nouveaux totems, une nouvelle religion. Les mots utilisés parlent d’amour et d’unité, de bienveillance et d’amour, mais ils sont un peu plaqués, un peu fake comme on dit maintenant ! On s’impose d’accepter ce qui est, on se répète à l’envie que tout est parfait puisque cela est. Comme si le dire, l’entendre, le répéter allait tout à coup changer notre vie.

Les mots

Je me méfie des mots. Les mots mentent toujours un peu si on leur accorde trop de pouvoir. Ce sont des outils. Les mots sont des fenêtres disait Marshall Rosenberg, le créateur de la communication non violente, et c’est exactement le cas, à condition de les voir pour ce qu’ils sont. Les mots appartiennent au registre du mental. Si bien qu’il faille toujours les dépasser, s’en affranchir pour ressentir dans son cœur, pas avec sa tête, le parfum qu’ils contiennent. Les mots en tant que tels ne sont pas la vérité, ils indiquent juste un chemin vers la réalité, vers ce qui est authentique et juste en vous.

Revenez toujours à la fraîcheur de l’instant, comme le dit si bien Betty Quirion dans son très beau livre éponyme (La fraîcheur de l’instant : la fin d’un rêve d’individualité, ed. Accarias), là où la vie se vit. Et si vous êtes en colère, si vous n’êtes pas aussi spirituel que vous le souhaiteriez, c’est très bien aussi. Il n’y a aucun soucis. Personnellement, il m’arrive de me mettre en colère, je crie quand la France marque un but, je chante parfois sous la douche, et lorsque je trébuche sur une racine, il m’arrive de jurer comme un charretier ! Et je ne me dis pas une seconde que c’est un problème de faire cela. Il y a une grande leçon dans le fait de tomber de sa chaise, de renverser son café sur son pantalon ou de s’apercevoir qu’il n’y a plus de papier toilette au pire des moments ! Cela me rappelle que je ne contrôle pas grand chose, voire rien du tout !

J’adore voir mon petit personnage monter dans les tours un petit moment, puis rapidement s’amuser de la situation. C’est un jeu. Nous nous prenons au jeu, c’est humain. C’est juste super chouette comme jeu, tellement il est prenant et parfaitement réalisé. J’ai besoin de ces moments pour sentir physiquement que j’ai toujours le choix de ma perception. Sois je crois que je dirige ma vie, je me bats, je lutte, sois j’accueille, je constate humblement ma vulnérabilité et je me livre simplement à la vie. A mon sens, enfin dans mon expérience en tout cas, la dualité demeure. Ce qui change c’est ma manière de la percevoir.

Moi qui était si solitaire, si enfermé dans ma prison mentale, je me surprends à être amoureux de la vie et de mes frères et sœurs. Ça ne fait pas de moi quelqu’un d’hyper sociable pour autant. Pourquoi le serais-je ? Ce serait aller contre ma nature profonde. J’ai besoin de silence, j’ai besoin de compréhension, de temps. Une heure dans un groupe et je m’ennuie, je m’isole à nouveau mentalement. Cela changera peut-être un jour, qui sait ? Ou pas ! Je m’en fiche, je profite de la douceur de l’instant.

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