Je ne vois que Moi à l’extérieur

Je ne vois que Moi à l’extérieur

Je ne vois que Moi à l’extérieur 940 360 Christophe LE BEC

Tout ce que je vois à l’extérieur, ce sont mes propres projections, mes conditionnements, mes croyances, mes jugements, mes peurs. Il n’y a rien d’autre. Le monde dans lequel nous évoluons est unique. C’est le notre. Dans ce monde de dualité. Il y a moi, qui est gentil, qui est victime ou coupable, mais au final, toujours victime, et les autres. Les autres sont soit comme moi et je les accepte, soit ils sont « différents », avec d’autres croyances, d’autres valeurs, et la rencontre est compliquée, souvent douloureuse. « Je » pense qu’il a raison et il a tendance à vouloir être entendu et tente, par tous les moyens, de convaincre les autres d’adopter ses croyances, de se soumettre à ses jugements. Et c’est la guerre qui commence…

La guerre est d’abord en nous

La guerre débute toujours en nous. Nous luttons avant tout contre ce qui se vit en nous et que nous n’acceptons pas ou que nous refoulons dans les profondeurs. Dès l’enfance, l’éducation reçue de nos parents nous a contraint à refouler ce que nous sommes pour correspondre à leurs attentes. Ils nous ont appris à être ce « Je ». Je suis Christophe, je suis un garçon, je suis trop timide (un jugement), je suis trop tête en l’air (jugement), je suis têtu (jugement, mais aussi une qualité pour un breton !), etc.
Pour être aimé et protégé de nos parents, nous avons vite compris qu’il nous fallait obéir et « jouer le jeu ». Nous avons donc commencer à interpréter le rôle que l’on nous a donné dans la pièce de théâtre familiale : je me présente, Christophe, timide maladif, têtu et tête en l’air ; n’aime pas les artichauts ni le poisson (un comble quand on est breton !). Peut-être que vous aviez envie de hurler que vous n’aimiez pas l’école, mais vous n’avez rien dit. Vous auriez peut-être aimé dessiner toute la journée, comme c’était mon cas, mais vous avez rapidement senti que dans votre famille cela ne passerait pas. Dans ma famille, l’idée était qu’il ne fallait pas se faire remarquer, et tout faire comme les autres, et surtout ne rien dire. Alors vous avez baissé la tête, et accepté d’apprendre. Vous avez appris à écrire et à compter, comme vous avez appris à être ce personnage de façade, avec des petites voix qui parlent dans votre tête. Il y a des petites voix qui jugent, d’autres qui se plaignent, etc.

La guerre avec les autres

Ensuite, vient le moment de faire la guerre aux autres, parce qu’ils n’acceptent pas de se comporter selon notre vision du monde, du bien et du mal. Plutôt que de faire face à ce qui nous habite, nous préférons le projeter sur les autres : moi je suis bien, l’autre est mal. Un exemple : je suis en colère parce que je dois ranger les affaires de ma belle-fille à sa place. Je lui en veux parce qu’elle ne fait rien et que je suis obligé de vider ses poubelles, de faire sa vaisselle, plier son linge après l’avoir mis à la machine. Plutôt que d’aller investiguer en moi, dans le corps, ce que je ressens physiquement, pour voir ce que cette colère a à me dire, je préfère rendre l’autre responsable de cette colère. Je prends cet exemple car je me prends encore bien souvent les pieds dans le tapis ! En réalité, l’autre n’est absolument pas responsable de ma colère. Celle-ci m’appartient totalement. Dans la même situation, une autre personne ne réagira pas du tout comme moi, c’est donc bien que ce comportement réveille une blessure en moi. C’est cela qu’il faut aller rencontrer, en douceur, avec bienveillance.

Tourner son regard vers l’intérieur

Et ça commence en se réappropriant sa responsabilité. Je suis en colère, je ME mets en colère. L’autre n’y est pour rien.
Il faut prendre conscience que la colère n’est que de l’énergie. En tant que telle, elle n’est pas négative. C’est juste de l’énergie. Et l’énergie est toujours une force créatrice. Tout dépend de là où nous portons notre regard. Nous avons appris à regarder à l’extérieur et nous projetons notre histoire, nos croyances, notre système de valeurs sur les autres. C’est ce désir d’agir sur les autres, sur l’extérieur qui nous fait souffrir, pas autre chose.

Si nous regardons cette colère comme une émotion qui nous appartient, alors nous pouvons percevoir le message ou le besoin qu’elle contient. Tout à coup, cette colère, les autres, le monde, nous apparaissent très différents. Pour revenir à l’exemple que j’ai donné plus haut, pourquoi ai-je cette colère ? Qu’est-ce que je ressens physiquement quand cette colère surgit ? Et bien je ressens toujours une grande impuissance. Physiquement, mon estomac se noue, mes bras se tendent et je me rigidifie sur mes papattes arrières ! Je suis en colère parce que mon besoin que chacun participe à la vie de la maison et coopère n’est pas nourrit. Je suis quelqu’un (le personnage) de très autonome. J’aime faire les choses tout seul, tout maîtriser. Cette autonomie nourrit mon besoin de solitude, de retour à moi, et de création. Par exemple, j’adore faire la vaisselle : une forme de méditation très propre ! Si j’aime beaucoup que les autres se sentent bien, j’ai aussi besoin que les autres soient attentionnés envers moi. En l’occurrence, j’ai besoin de temps pour moi, pour écrire notamment. Donc, si je tourne mon attention vers moi, je peux exprimer ma colère non pas contre ma belle-fille, mais pour exprimer mon besoin du moment : j’ai besoin de calme, et de temps pour penser et écrire. En faisant cela, on se détache déjà du personnage. C’est un premier pas de côté. Le rapport à l’autre et à soi est tout de suite différent, non ?

L’enfant est

Ce pas de retrait nous permet de pouvoir nous connecter à l’enfant que nous étions, avant d’être quelqu’un, avant d’être cette femme ou cet homme que nous sommes (que nous interprétons) au quotidien. Pour beaucoup d’entre nous, le lien avec l’enfant que nous étions est totalement coupé. Ils ont totalement adhéré au personnage, ils ont accepté de croire qu’ils étaient Christophe (mettez votre nom à la place !) et ils ont accepté comme vraies les injonctions de leurs parents, les conditionnements liés à leur milieu de naissance. Aujourd’hui ils sont persuadés d’être réellement ce personnage. Ils ont oublié qu’avant d’être Christophe (mettez votre nom à la place !), ils sont la Présence. Ils ont perdu la conscience de ce qu’ils sont réellement, qu’ils ont toujours été et qu’ils seront toujours. Ils vibrent leurs idées et leurs croyances. C’est ainsi que certaines personnes, lorsque elles s’expriment, que ce soit dans la vie avec leurs parents, leurs enfants, leurs amis, ou même par écrit, dans leur manière de formuler les idées, elles émettent des ondes lourdes, sombres négatives que chacun peut ressentir tellement elles sont puissantes. Ce ressenti vibratoire, c’est la Présence en nous qui le ressent. C’est bien le signe que nous sommes toujours la Présence.
La Présence n’a pas d’histoire, pas de passé, pas de futur. La Présence, c’est ce que nous sommes lorsque nous n’avons aucune idée sur nous, aucune croyance, lorsque nous sommes débarrassés de qui nous croyons être, exactement comme le petit enfant est, sans rien ajouter à cela. La Présence est impersonnelle, calme, toujours identique. Ce matin une « amie Facebook » a posté une image avec un personnage de Stars Wars qui disait « Ce que tu as appris, désapprends tu dois ! » C’est exactement cela : désapprenons-nous !

Et simplement, soyons. Ici et maintenant.

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