Covid-19 : toute crise offre une opportunité de changement profond

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Covid-19 : toute crise offre une opportunité de changement profond

Covid-19 : toute crise offre une opportunité de changement profond 1920 1057 Christophe LE BEC

Cela fait des mois que je lis sur les réseaux sociaux des débats sans fin (auxquels j’ai plus que de raison participé au passage !) avec à la clé des déclarations souvent péremptoires sur la réalité ou non de la pandémie de Covid-19 et sur ce qu’il conviendrait de faire ou pas. Et cela se termine généralement par des jugements tout aussi définitifs et souvent virulents à l’encontre de tous ceux qui pensent différemment : dictateurs, moutons ou complotistes.

Je tiens à préciser en préambule, je n’ai aucun avis sur ce qu’il conviendrait de faire pour résoudre cette crise liée au Covid-19. Je sais seulement que je n’aimerais pas avoir la responsabilité de prendre des décisions en cette période agitée.

Une opportunité

J’ai parfois l’impression qu’il n’y aurait que deux choix possibles, deux camps : les pour ou les contre, ceux qui croient à la pandémie et ceux qui pensent qu’il s’agit d’un mensonge d’État, un complot contre nos libertés fondamentales. Ce que moi je vois, depuis le tabouret à partir duquel je regarde le monde, ressemble avant tout à une opportunité, au-delà de tout jugement sur la situation. Exactement comme pour tout ce qui arrive dans le monde. Soit on résiste au mouvement qui est là, soit on se serre de l’énergie qu’il procure.

Pourquoi le Covid ?

On oublie peut-être trop souvent que la crise liée au Covid n’a rien d’un hasard malheureux ni d’un cas unique. Elle s’inscrit dans la longue liste des soubresauts qui agitent une planète qui ne parvient plus à se régénérer et se dégrade de plus en plus vite : épisodes de sécheresse, incendies majeurs en Amazonie, Floride, Australie, Sibérie, ouragans, inondations, désertifications, fonte des glaciers, montée des eaux, hausse des températures, pollution des océans, etc.

Le Covid-19 apparaît dans nos vies d’abord en raison de la réduction drastique des territoires dans lesquels vivent les espèces sauvages. Plus l’homme s’approprie ces terres pour les exploiter, plus les animaux sauvages se retrouvent dans l’obligation de cohabiter sur les mêmes territoires que les hommes, favorisant ainsi le passage des virus inter espèces.

Le Covid-19 naît d’abord de l’organisation du monde que le capitalisme moderne a mis en place avec comme unique objectif toujours plus de croissance et toujours plus de profits immédiats. Lorsque l’on rassemble dans un même lieu fermé, des milliers de cochons ou de volailles, nous créons les conditions d’une épidémie massive au sein de ces élevages. Voilà comment le virus de grippe aviaire H5N1 a fait son apparition en 1997 à Hong-Kong dans un élevage intensif de poulets.

Nous vivons dans un monde qui consomme bien plus qu’il n’a besoin. Et pour pouvoir consommer toujours plus de produits à bas coût, nous déléguons la fabrication de ce que nous consommons ici à une main d’œuvre sous payée à l’autre bout de la planète. Le transport aérien se charge ensuite de propager les virus à travers notre « petit village global ».

La crise du Covid-19 ne vient donc pas de nulle part. Il n’y a pas de hasard ou de pas de chance. Nous vivons dans des sociétés de plus en plus décorrélées du réel, des cycles naturels du vivant. Et nous risquons de vivre à l’avenir de plus en plus de séquences telles que celle de 2020 : fonte du permafrost, incendies, ralentissement voire inversion du gulf stream… la terre tousse, suffoque, vomit. Tout ce qui peut s’exploiter se trouve avalé, digéré et jeté. Je cois que chacun peut s’accorder sur le fait que notre économie n’a rien de vertueuse. Voilà le monde dans lequel nous vivons, et nous participons tous à quelques rares exceptions près à ce système dans lequel chacun cherche à en faire toujours plus, qu’il s’agisse d’argent, d’avoir une voiture ou de simplement faire du sport : Il faut aller plus loin, plus vite, plus haut. Cette idée de rendement maximum semble la règle. La réussite ne se juge que sur le plan social, financier, alors que bien d’autres critères me semblent plus importants : l’humour, la gentillesse, le service aux autres, la capacité à bricoler, etc.

Je sais que pour certains, ce virus n’a rien de naturel. Même ceux qui pensent qu’il s’agit d’une arme chimique, d’un complot de Big pharma ou des chinois, propagée de façon délibérée ou non délibérée, peuvent s’accorder sur le fait qu’il s’agirait dans ce cas encore d’une conséquence du fait de se croire plus fort que la nature et le maître de l’ordonnancement du monde. Je vous avoue que personnellement, je ne crois pas du tout à ces théories. Il ne s’agit que de mon point de vue là encore.

La liberté ou la responsabilité

Face à ce constat sur l’état du monde et les « problèmes » inhérent à nos modes de vie, que choisit-on de faire ? Là se trouve la question, l’unique question qui vaille à mon sens. Que vais-je faire, maintenant, ici, de ce constat ?

Je vois que beaucoup crient à la dictature, mais, le statut de dictature répond à des critères très précis. De toute évidence, la France ne correspond en rien à ce qui définit une dictature. Beaucoup refusent des mesures au prétexte qu’elles attenteraient à leur liberté. Mais de quelle liberté parle-t-on ? La liberté de sortir au restaurant où et quand on veut, la liberté de faire ce que l’on veut quoi qu’il en coûte ? Je ne crois pas que la liberté se limite à faire ce que l’on veut. Ma liberté ne doit en aucun cas nuire à la liberté des autres. Ce n’est pas ma liberté par dessus tout, ou avant les autres, à la façon « America First » si chère à M. Trump.

Humilité collective

Je constate que les scientifiques et les médecins s’écharpent entre eux. Chacun y va de sa certitude. Je perçois personnellement beaucoup de morgue et de suffisance dans certaines attitudes, beaucoup de violence. Là encore ce point de vue n’engage que moi. Mais de fait, j’imagine que la réalité scientifique ne se démontre pas si facilement. D’autres se montrent heureusement plus humbles, mais comme cela n’ouvre sur aucune solution, leur parole semble se perdre dans le bruit général.

Je ne sais pas. Je n’ai franchement aucune idée de ce qu’il conviendrait de faire. Et, comme je le disais au début de cet article, je n’aimerais pas me trouver à la place des décideurs. En tous cas, il me semble qu’une certaine humilité collective aurait l’avantage de rendre chacun plus apte à… attendre. À douter un peu.

Vous avez entièrement le droit de penser le contraire, hein, pas la peine de me faire la misère dans les commentaires sur Facebook ! Rester dans l’expectative ne me pose, j’avoue, aucun problème. Je ne sais pas si le masque à une utilité. En extérieur, franchement j’en doute beaucoup. Je ne sais pas si le confinement nocturne à un sens. Personnellement, j’en doute aussi beaucoup, et je comprends bien, que faute d’avoir su créer les postes de soignants et les lits supplémentaires dans les hôpitaux, le gouvernement nous refile le « soin » de porter l’effort. Il y aura des élections, nous aurons alors le choix de choisir un autre président au besoin.

Je vis aujourd’hui. Donc je fais avec ce que me propose « aujourd’hui ». Je ne vois personnellement aucun soucis à réduire un temps ma capacité de déplacement si cela peut réduire le nombre patients en réanimation. Je m’en tiens là. Je précise que cela ne me fait pas plaisir du tout. Mais je consens à faire cet effort, car je ne sais pas quoi proposer d’autre en la matière. Je place ici ma liberté personnelle. J’accepte de faire cet effort car je me dis que ça peut participer à sauver quelques vies. Et si je me trompe, et bien ça ne m’apparaît pas bien terrible.

Et dire cela ne fait pas de moi un suppôt du pouvoir ! Attendez la suite…

Le système ne peut que tomber…

Je vous rassure, il ne s’agit que d’une conviction personnelle ! Là encore, je ne sais pas ce qu’il va se passer. Mais, quand je regarde comment fonctionne le monde, je ne vois guère d’autres perspectives. Peut-être un excès de pessimisme de ma part ? Va savoir ! Et si je me trompe, vous m’en verrez ravis.

Je pense que la terre a le fonctionnement d’un organisme vivant. La terre porte la vie, la rend possible, et elle nous porte comme une mère porte ses enfants.

Lorsque l’exploitation des sols, des ressources, va plus vite que le cycle de la vie, alors la vie sur terre devient plus difficile pour les humains. La terre ne peut plus absorber la demande : elle déborde, fond, brûle. Elle réagit à notre activité comme lors d’une crise d’allergie atopique.

Il s’agit d’une crise systémique. Le modèle capitaliste, qui a connu beaucoup de succès et à apporté beaucoup, arrive au bout de sa logique et ne peut en aucun cas apporter la solution aux problèmes qu’il engendre structurellement. Pour cette raison, il me semble impossible à Emmanuel Macron ou à tout autre dirigeant occidental d’incarner et de porter un réel changement. Ils n’ont pas le logiciel pour ça.

Je crains donc que les crises ne s’enchaînent et que le PIB n’en finisse pas de chuter. L’économie mondialisée ne peut absorber cette baisse de la croissance continue. Le modèle capitaliste repose sur la croissance.

Le meilleur pour la fin

Si vous avez poursuivi la lecture jusque là, sachez que je vous remercie et que je vous trouve bien courageux ! 🙂

Le changement commence par soi-même. Cette formule un peu « valise », un peu facile il faut bien le reconnaître, trouve ici une occasion unique de devenir une réalité pour soi. La vie ne se vit que sur le fil de l’instant. Alors, puisqu’il n’y a rien à attendre d’un gouvernement qui ne peut pas remettre en cause le modèle capitaliste, il revient à chacun de faire en sorte de vibrer la vie qu’il entend vivre. Cela passe de mon point de vue par le fait de se synchroniser avec le vivant, de ne plus chercher à dominer, gagner, ni à s’améliorer ou à vouloir changer, mais plutôt à se relier à son essence.

Nous avons le choix

Nous avons le choix de là où nous plaçons notre énergie. Soit nous luttons, et nous vivons le monde que nous avons créé qui ne se fonde que sur la lutte, la recherche du toujours plus, de l’avoir matérialiste, du progrès, aller de l’avant, etc, soit on cherche à vivre en symbiose avec la terre, en nous reliant au vivant. Il n’y a rien à défendre, rien à vouloir de spécifique, juste se mettre au service de la vie au lieu de se servir d’abord.

Il me semble que cette crise nous dit cela. Le confinement a montré à quel point la gestion du secteur hospitalier n’avait aucun sens, et à quel point, en répondant à des questions comptables et non aux besoins des humains, nous mettions la vie de nombreuses personnes en danger en plus de maltraiter le personnel soignant.

La mondialisation, en réduisant les sources d’approvisionnement pour maximiser les gains financiers, rend chaque pays plus fragile, plus dépendant de ce système en réseau extrêmement lourd et dispendieux en terme d’énergies fossiles et humaines. Cette crise nous démontre à quel point il semble crucial de développer à nouveau des économies beaucoup plus locales et centrées sur les besoins réels des gens. Cela exige de nous recentrer sur ce qui apparaît nécessaire et non uniquement sur le besoin de se faire plaisir à tout prix, tout le temps !

Bref, taisons-nous !

Silence. Un peu ! Juste le temps de regarder à l’intérieur de soi ce qu’il s’y passe et de laisser infuser, de voir toutes ses propres croyances s’agiter dans cet inconfort du moment. Je parle d’abord pour moi. Chacun fait comme il l’entend.

Pour finir, je mets en lien une vidéo de Mooji que je trouve très juste, qui me touche beaucoup en tout cas…

Christophe LE BEC

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