Reconsidérer la souffrance

relation à la souffrance

Reconsidérer la souffrance

Reconsidérer la souffrance 1920 759 Christophe LE BEC

Qu’est-ce que la souffrance ? Pourquoi souffrons-nous ? Il est important de se poser ces questions avant de s’évertuer à lutter contre nos maux. Tout d’abord il convient de faire la différence entre douleur et souffrance. La douleur est un concept médical. Le corps médical utilise l’échelle numérique (de 1 à 10) pour la mesurer. La souffrance est subjective, elle est ressentie par le patient et ne se mesure pas. Dans cet article, c’est donc bien au ressenti du patient, à sa dimension psychologique que je m’intéresse. Prenons comme exemple une séparation. La fin d’une histoire amoureuse est toujours triste, nous avions imaginé finir notre vie avec cette personne, nous avions rêvé un futur à deux et puis les sentiments ont évolué, les points de vue, les chemins de vie ne sont plus à l’unisson. L’amour s’est fané. C’est une petite mort. Évidemment, nous souffrons. Mais de quoi souffrons-nous ?

Souffrons-nous de la séparation, de la perte, du manque ou souffrons-nous de la résistance à ce qui nous arrive ?

Je laisse à chacun le loisir de laisser cette question vivre en soi. Ne cherchez pas de réponse, vous solliciteriez immanquablement votre mental qui aura vite fait de trouver un coupable, une victime, des responsables et qui va entretenir « des histoires » pour donner de l’épaisseur à un problème et créer encore plus de résistance. Lorsque nous n’acceptons pas la situation telle qu’elle est, lorsque nous la refusons, tout notre corps se raidit, s’arc-boute contre ce qui est. C’est cela qui génère la souffrance. Celle-ci va se traduire par des troubles physiques : gorge nouée, boule à l’estomac, difficultés respiratoires, mal de dos, douleurs articulaires, etc. Si la résistance s’installe dans le temps, les troubles fonctionnels et/ou psychologiques évolueront vers une pathologie plus sérieuse. Certains iront alors chercher une solution chez le médecin, le psy, d’autres préféreront se tourner vers des pratiques complémentaires pour vaincre leur souffrance. Mais tant que l’émotion à l’origine de cette souffrance n’aura pas été accueillie et acceptée, la paix ne reviendra pas. Il n’y a ni lutte ni combat à mener. Si lutte il y a, elle est toujours contre soi, pour refouler ses émotions à grands renforts de jugements négatifs.

Je ne dis pas qu’accepter ce qui est soit confortable. Pourquoi cela le serait-il ? Ressentir de la tristesse, de la peur, se sentir perdu est normal quand on se sépare, quand on perd son emploi, que l’on est atteint d’une maladie grave ou qu’on pleure la mort d’un parent. Pourquoi vouloir lutter contre cela ? C’est la vie même. Ne refusez pas la vie.

La libération commence par l’accueil de vos sentiments et de vos douleurs, qu’elles soient émotionnelles ou physiques. Acceptez, accueillez, regardez ces émotions qui vous traversent. Ne jugez rien. Donnez leur le droit d’exister telle qu’elles sont maintenant. Pour se faire, commencez par faire l’effort de respirer en conscience par le ventre. Pour vous aider, posez une main sur votre ventre. Votre respiration thoracique va spontanément passer en mode ventrale. Laissez faire. Le calme va se faire spontanément, les idées vont s’interrompre, le petit moteur du mental va s’arrêter de tourner un moment. Recommencez l’opération à chaque fois que la souffrance est trop forte.

C’est le début d’un long travail de retour à soi qui peut se poursuivre à travers la réflexologie pour la dimension physique, une séance d’Access bars ou de soins énergétiques pour la dimension spirituelle.

Christophe LE BEC, réflexologie – soins énergétiques

Christophe LE BEC

Accompagnements individuels - Réflexologie -Access Bars

All stories by : Christophe LE BEC

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.