L’identité

Masque et souffrance

L’identité

L’identité 940 360 Christophe LE BEC

Qui suis-je ? Dans quel état j’erre ?

Voilà bien une question épineuse. Comme une épine dans le pied. Notre identité nous apparaît centrale et souvent problématique dans le monde d’aujourd’hui où la représentation de soi est omniprésente, notamment sur les réseaux sociaux : Facebook, Instagram, Snapchat. Il faut savoir que le concept d’identité est très récent. Il est né avec la création de la carte d’identité. Nous serions donc une somme d’informations purement factuelles : un nom, une date et un lieu de naissance, une taille, un poids, des cheveux et des yeux de telle ou telle couleur, une profession. Et par extension, une orientation sexuelles (ou plusieurs !), une appartenance culturelle, des croyances religieuses ou pas, etc. Rien n’est plus étriqué que ces définitions que nous avons de nous-même, car en réalité nous ne sommes absolument pas figés dans une personnalité. Nous sommes la vie qui se vit dans l’instant, et notre identité se redéfinit dans le même temps dans sa totalité. Et puis de notre identité, il y a plusieurs visions, celle que l’on a de soi, et celle que les autres ont de nous. Autant dire que l’identité n’a rien de vrai, c’est une simple représentation de soi, juste une image fixée.

Recherche identitaire

Nous vivons une époque instable, et comme souvent dans ces périodes, les forces qui agitent la société nous agitent également. Il n’y a aucune raison qu’il en soit autrement d’ailleurs, tant tout est énergie, tout est relié. L’Europe se cherche, entre tentation de repli identitaire et ouverture au monde. Les crises migratoires, la montée des extrémismes, le régionalisme s’opposent au monde ouvert des nouvelles technologies, de certains courants écologistes comme la permaculture où l’interdépendance est partout. Il en va un peu de même au niveau de notre petite personne. Soit notre quête d’identité nous amène à nous replier sur les croyances qui nous définissent : je suis Christophe, je suis coach, réflexologue, soit elle nous ouvre à ce qui nous traverse ici et maintenant. Il suffit alors de s’accueillir comme on accueillerait un ami, ou un petit enfant, sans rien chercher à définir ou empêcher.

Renoncer à être quelqu’un

Dans cet accueil bienveillant de ce qui vit en nous, le jugement, le bien et le mal n’ont évidemment pas leur place. Ils nous renverraient immédiatement dans le carcan des définitions. Lorsque l’on ne cherche plus à s’améliorer, à croître, à s’affirmer, à défendre des positions, notre vulnérabilité est alors totale, et dans cette vulnérabilité, nous pouvons enfin nous révéler à nous-même, nous rencontrer tel que nous sommes. Il n’y a plus aucun repère, plus aucune barrière à laquelle se raccrocher. Cet abandon de l’identité, du personnage sociale fait à la fois horriblement peur, et en même temps, il s’avère très agréable dès lors que l’on cesse du lutter contre la vie tapis en nous. Il ne reste plus qu’à traverser sa peur pour aller rencontrer les émotions refoulées dans les profondeurs de notre être. C’est sans doute l’engagement vis à vis de nous-même le plus puissant et le plus terrifiant qui soit. Cette rencontre s’annonce aussi cruciale que violente. Cette décision va faire exploser ce qui reste du personnage et de ses croyances, de ses jugements. C’est le prix de la liberté.

C’est lorsque nous ne sommes plus personne que nous pouvons devenir nous-même. A chaque seconde différent, sans plus se juger puisqu’il n’y a plus l’exigence de se comporter ou de penser d’une façon séduisante ou acceptable. Il n’y a plus que l’Amour, à commencer par l’amour de soi.

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