Être l’instant présent

Si on prend le temps de constater ce qui est, c'est à dire que la vie ne se vit qu'ici et maintenant, dans cet "éternel instant présent" dont parle Eckart Tollé, alors les problèmes tombent, les histoires que l'on se racontent tombent.
Le tamps

Être l’instant présent

Être l’instant présent 940 360 Christophe LE BEC

Si vous vous intéressez à l’Éveil ou au développement personnel et à la spiritualité en général, vous avez évidemment déjà lu ou entendu des enseignants spirituels, des grands sages, parler de vivre dans l’instant présent. Pour le profane, il y a une sorte de télescopage qui s’opère et qui touche à l’incompréhension : c’est à la fois très simple, voire simpliste comme idée, et en même temps cela semble totalement abstrait et impossible à réaliser quand on y pense. Effectivement, c’est impossible !

Parvenir à vivre pleinement dans l’instant présent, à être l’instant présent, peut se faire instantanément. Certains ont la chance et l’avantage de s’être réveillé un matin avec l’Éveil qui leur tombait dessus, une sorte d’accident heureux. Pour tous les autres, parvenir à vivre dans l’instant présent va nécessité du travail. La encore, vous lirez sans doute un peu partout que pour vivre l’instant présent, il n’y a rien à faire. Et c’est vrai. Que de contradictions, que de paradoxes ! Tout est vrai et tout est faux, en même temps. C’est vrai, il n’y a rien à faire dès lors que l’on parvient à débrancher le mental pour se reconnecter au corps à travers ses sensations physiques, c’est faux si on tente d’y parvenir mentalement, par la pensée.

Penser

Nous vivons toujours dans notre tête, dans nos pensées. Nous pensons le passé, nous pensons l’avenir.  Avez-vous remarqué comme nous passons notre temps à aller d’une rive du temps à l’autre, du passé au futur en passant au-dessus du moment présent, mais sans jamais le vivre. Comme si nous passions notre vie sur une balançoire. Mais pour autant, vivre l’instant présent ne se décrète pas, arrêtez la balançoire ne se fait pas en un instant. Et la volonté n’est d’aucune aide dès lors qu’elle veut parvenir à un but. Ici, il n’y a pas de but. Il n’y a rien à atteindre, rien en nous à améliorer ou à changer.

Pour vivre l’instant présent, il faut au préalable se défaire de l’envie de changer quoique ce soit. C’est cela même qu’il est difficile de lâcher, car le mental ne connaît que la ligne du temps. Il fouille dans sa mémoire pour « interpréter » tout ce qui se présente, comprendre le passé en cherchant des coupables, et se projeter dans le futur. Impossible dans ces conditions de goûter que le bonheur est ici et maintenant, quoique vous viviez. Ne cherchez pas à comprendre ce que j’explique ici, c’est encore le mental qui va va tenter de comprendre, d’étiqueter, ranger dans des cases et d’en faire un nouveau concept pour expliquer ceci ou cela. Il n’y a rien à expliquer, rien à changer.

Si on prend le temps de constater ce qui est, c’est à dire que la vie ne se vit qu’ici et maintenant, dans cet « éternel instant présent » dont parle Eckart Tollé, alors les problèmes tombent, les histoires que l’on se racontent tombent. Éternel-Instant Présent, encore un paradoxe et pourtant ! C’est tellement juste de le ressentir.

Ce qu’il se passe

Au quotidien, nous sommes constamment aux prises avec nos vieilles émotions refoulées depuis l’enfance. Elles sont la base de nos interprétations, de nos croyances qui font notre réalité et les définitions du personnage que nous croyons être. Nous vivons alors dans une réalité déformée. On n’est plus présent à ce qui vient, nous sommes en réaction. C’est donc notre inconscient qui nous dirige. Le petit bonhomme qui agit dans la société est constitué d’un agglomérat de réactions mentales conditionnées par nos émotions refoulées. Ces réactions sont sensées nous protéger de l’émotion refoulée. Dit ainsi, cela semble complexe. Pourtant nous savons tous intimement que nous ne sommes pas vraiment nous-même face aux autres. Il y a d’abord ces voix dans notre tête qui nous disent ce que l’on devrait dire pour obtenir de l’amour ou simplement être accepté, qui jugent les autres et nous-mêmes en permanence. Ayons l’honnêteté de voir que nous composons un personnage factice sensé nous protéger de toute souffrance. Le voir, le reconnaître, c’est déjà la liberté qui s’installe en nous. Tout à coup l’histoire que nous nous racontons s’arrête. Même si cela ne dure que quelques secondes ou quelques minutes, ça y est, vous savez ! Vous avez perçu que vous n’êtes pas le personnage.

Ce qui est génial, c’est que l’existence nous propose à chaque instant la liberté de voir nos conditionnements, nos définitions. Toutes nos relations, nos pensées sont autant d’occasions d’y parvenir. Il suffit d’investiguer les réactions du personnage, non plus en s’y identifiant, mais en les regardant pour ce qu’elles sont : des réactions mentales qui nous protègent de l’émotion. Ne faites pas du mental un ennemi. Il veut vous protéger et il le fait parfaitement, avec abnégation. Voyez-le comme un fidèle chevalier prêt à mourir pour vous défendre. Il ne laissera rien passer qui puisse vous blesser. Voyez comme l’intention est belle. Il n’y a donc rien à condamner.

« La preuve que les choses devraient être telles qu’elles sont, c’est que ‘elles sont telles qu’elles sont. »
Byron Katie

Ressentir

Quand nos croyances et nos certitudes gèrent notre vie à notre place, elles nous enferment. Lorsque nous cherchons des réponses à nos problèmes dans notre tête et que nous construisons ces réponses avec nos pensées, en recherchant systématiquement LA solution, on se coupe toute possibilité de laisser la réponse venir à nous, on se coupe de la vie, de cet élan naturel. Nous ne pouvons qu’obtenir la réponse du mental, comme nous l’avons vu en amont. La vie est mouvement et accepter que ce mouvement nous traverse, cet incertitude, c’est aimer la vie, c’est être la vie. Renoncer à être le personnage qui décide, qui sait, qui agit, est très difficile à accepter et par conséquent, à réaliser. C’est impossible… si on y pense ! Nous voici donc revenu au point de départ de cet article.

Se poser en soi, dans le corps, dans le ressenti physique est l’unique voie pour parvenir enfin à être la présence, à revenir à l’instant présent. Pour la simple raison que le corps ne vit que l’instant présent. Jusqu’à l’ultime seconde de sa vie, il sera totalement vivant, totalement présent. La vie en lui est un mouvement organique, qui opère de façon naturelle. Le corps respire, l’eau qui le compose participe à l’échange d’informations entre les cellules, et les organes qui nous composent. Des hormones sont fabriquées et agissent, régulent notre humeur, notre température du corps, la faim et la soif. Cela se fait sans que nous y pensions. Se reconnecter aux sensations physiques du corps c’est justement revenir à la vie en nous, la ressentir : elle prend généralement la forme d’un picotement dans les mains, les joues, de la chaleur ou du froid dans les doigts, la sensation des fesses sur votre chaise, de vos mains sur vos cuisses, soyez le plus léger possible, essayez d’étendre cette sensation du corps partout, voyagez en vous-même pour ressentir tout votre corps. A chaque fois que vous faites cela, le mental perd toute sa force et tombe. Instantanément vous revenez à la présence, à l’instant présent qui est notre nature profonde.

Revenez autant de fois que possible dans la journée à ce ressenti pour vous poser en vous-même. Petit à petit, des émotions vont apparaître, il vous faudra les regarder, les laissez vous traverser pour qu’elles se dissolvent. Ce travail est nécessaire pour se libérer et pouvoir vivre toujours plus longtemps dans l’instant présent.

Il ne faut pas rejeter pour autant la condition humaine, qui est l’expérience que nous faisons. Être présent, c’est voir nos réactions, nos conditionnements et non plus se prendre pour nos réactions et nos conditionnements. Être en réaction, c’est refuser ce qui est, c’est refuser les émotions que le réel du moment entraîne. Prendre conscience de cela, c’est déjà être dans l’instant.

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