La réflexologie n'est pas une "autre médecine" : "c'est
autre chose !".
Cette affirmation n'est pas une posture pour éviter toute controverse avec le milieu médical. C'est juste l'expression d'une réalité. Réflexologie et médecine ne poursuivent
pas les mêmes buts.
La pathologie, les lésions organiques, demeurent la chasse gardée de la médecine. Et c'est très bien ainsi.
La médecine allopathique est bien souvent interventionniste et symptomatique. Pour la médecine, mais aussi pour les patients qui y ont recours en priorité, la santé, c'est
avant tout l'absence de maladie. Pour simplifier un peu, le corps est un peu ressenti comme une machine complexe, très belle peut-être, mais souvent soupçonnée (j'ai moi-même très longtemps pensé
ainsi) d'être plutôt capricieuse, voire "archaïque" ; et donc à surveiller de près ! Le médicament est alors vécu comme "mieux", "plus moderne" donc "plus fort", "plus intelligent" (quelle drôle
d'idée !) que notre machine vieille corporelle plusieurs fois millénaire.
La médecine est une science incroyable, capable de faire des miracles quand il s'agit de sauver des vies.
La prise du médicament exonère trop facilement l'individu, et à bon compte, de sa responsabilité personnelle dans l'approche de son équilibre vital.
Ma pratique de la réflexologie me positionne du côté du corps, à son écoute.
Personnellement, je m'attache à une définition de la santé qui traduit bien la différence qui s'établit entre médecine et réflexologie. Ce qui définit la santé, la bonne
santé, c'est l'état de bien-être. Le distinguo pourrait apparaître purement linguistique, mais il m'apparaît fondamental. Il n'est pas question pour un réflexologue digne de ce nom de soigner des
maladies. Je ne porte aucun diagnostique (j'en suis tout simplement incapable !), je ne traite pas une lombalgie ou une cystite, même si pour désigner certains troubles il m'arrive d'employer ces
termes avec mes "clients" quand ils ont été diagnostiqués par un médecin. Mon travaille consiste à inciter le corps à travailler plus en harmonie.
Le corps est physiologiquement programmé pour se "réparer" tout seul en cas de trouble fonctionnel (c'est dire s'il est ultra moderne !). A l'aide de Techniques de Stimulation Périphérique (TSP), je m'emploie à aider l'organisme à mieux réguler ses forces et ses faiblesses, réveiller les zones qui ne travaillent pas assez
et calmer celles qui travaillent trop. Qu'il s'agisse d'une fibromyalgie, d'arthrite ou d'une simple douleur passagère, m'importe peu en réalité.
Je cherche à comprendre le terrain de la personne, à faire circuler l'énergie, à réguler la réaction au stress, à favoriser le relâchement et le lâcher prise, à écouter ce que me "dit" ce pied et
ce client, et ainsi permettre au corps de travailler en meilleure harmonie.
Non, la pratique de la réflexologie ne rentre pas en concurrence avec la médecine moderne. La réflexologie entretient la
bonne santé, comme le Chi Quong, le Reiki... C'est même un allié de choix pour cette médecine allopathique de combat. Je pense aux maladies difficiles à supporter, que ce soit le cancer, la
fibromyalgie, les maladies auto-immunes, la sclérose en plaques ou la réflexologie peut aider les patients à écouter leur corps, à s'écouter eux-même, à prendre physiquement conscience de leurs
douleurs. Prendre du temps pour se relâcher, pour écouter ce que ce corps a à leur dire est une démarche salutaire. (cancérologie, transplantations, maladies orphelines, diabète, etc, etc, etc...),
mais il me semble parfois qu'on lui en demande beaucoup trop. Un simple rhume qui ne mériterait que le repos comme traitement, un transit parfois trop lent, une tendance aux jambes lourdes le soir,
un sommeil qui tarde à venir, des douleurs musculaires après un week-end de bricolage : le médicament, pour beaucoup de patients, est LA solution quelque soit la nature du problème !
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